Cybersecurite

Contrer l'émergence de l'ingénierie sociale

05 / 07 / 2021

En 2021, l’adoption d’une politique de cybersécurité au sein de son entreprise se révèle de plus en plus nécessaire. En effet, face aux nombreux défis et menaces de cyberattaques qu’elles peuvent rencontrer au quotidien, les sociétés doivent se montrer vigilantes et mettre en place toutes les adaptations et les configurations possibles pour contrer ce fléau dans les meilleurs délais. Une vérification et une mise à jour permanente du système, de l’organisation interne ainsi que des systèmes d’information doit également être de mise.

Des menaces variées et un risque zéro inexistant

Afin d’exécuter leurs attaques, les cybercriminels optent pour plusieurs tactiques et manœuvres d’ingénierie sociale. Cette dernière comporte un arsenal de techniques manipulatoires basées sur la confiance de la « victime », sa peur, sa curiosité, son penchant pour le gain sans oublier les défaillances que peuvent contenir certaines structures hiérarchiques.

 

Pour ce faire, divers types d’attaques sont adoptés selon le profil et la nature de l’entreprise :

  • Intrusion dans les systèmes d’information : Cette incursion peut se produire à cause de l’ouverture de liens, de pièces jointes, d’une clé USB contenant un Malware ou de l’existence d’un réseau public non sécurisé. Par conséquent, le cybercriminel profite de ces failles et s’infiltre dans les autres équipements du réseau visé.

  • Défiguration de site internet : Ayant pour but d’affaiblir les performances du site internet, cette technique altère considérablement ses paramètres d’affichage et son contenu le rendant inexploitable. Le but de cette attaque étant souvent d’ordre politique, idéologique et économique, la crédibilité de l’entreprise en question est alternée ce qui porte préjudice à son image au fil du temps.

  • Piratage de comptes : Le « pirate » prend totalement ou partiellement le contrôle entre autres de comptes de messagerie, de réseaux sociaux connus et de comptes administrateurs. Les techniques peuvent être variées : installation de logiciels espions enregistreurs de frappe, hameçonnage et « forçage » du mot de passe…

  • Utilisation du rançongiciel : Sa diffusion est fortement similaire à celle des virus (via des pièces jointes ou des liens vers des sites envoyées par email). Résultat : l’accès à l’ordinateur ou au téléphone portable est bloqué et les données personnelles sont également chiffrées. Par la suite, le cybercriminel profite de l’angoisse et de la panique de sa victime et procède au chantage et à l’intimidation en échange d’une rançon.

  • Usurpation d’identité numérique : Cette pratique cible l’accès aux données personnelles et professionnelles de l’individu ou de l’entreprise visés. L’objectif est de prendre leur identité et d’effectuer par la suite des actes illégaux tels que l’extorsion d’argent, la passation de commandes diverses et la contraction de prêts…Par ailleurs, les cybercriminels peuvent également procéder à la création d’un site « Miroir » similaire à celui de l’entreprise dans le but d’escroquer les éventuels visiteurs.

  • Hameçonnage (Phishing) : Cette technique frauduleuse entraîne la victime à livrer des informations personnelles importantes telles que les mots de passe, les coordonnées bancaires ainsi que les différents comptes d’accès. Par les techniques utilisées, on peut citer l’envoi de pièces jointes ou de liens hypertextes contenant des codes malveillants. Dès que ces derniers sont activés, le « pirate » s’introduit dans l’ensemble du système et a désormais accès au réseau de la personne ou de l’entreprise piégée.

  • Déni de service : Ce type d’attaque a pour objectif de bloquer l’accessibilité au serveur via l’envoi de plusieurs requêtes jusqu’à saturation ou en provoquant une panne ou dégradation du système. Par ailleurs, dans certains cas, ce type d’attaque n’est qu’un moyen de faire diversion afin d’extorquer des données et informations confidentielles.

  • Fraudes au virement : Très répandue, cette pratique vise les services de comptabilité ou de trésorerie de l’entreprise. Pour ce faire, le cybercriminel prétend être un fournisseur ou un client. Il prétexte ensuite un changement de RIB afin qu’on puisse lui envoyer le paiement vers le nouveau compte. Généralement, d’importants virements sont envoyés avant que l’entreprise ne découvre la fraude en question.

  • La fraude au président : Dans ce cas de figure, l’arnaqueur contacte un membre de l’équipe financière et se fait passer pour le chef d’entreprise. Charmeur ou menaçant selon la situation, il demande un virement exceptionnel ou urgent vers un nouveau compte bancaire.

 

En prenant conscience de la gravité de ces attaques, les entreprises peuvent adopter des mesures préventives en interne et en externe et en mettant à jour leur systèmes de sécurité et d’information. Il faut également garder en tête que le risque zéro n’existe pas mais qu’il peut être considérablement réduit grâce à l’adoption des bonnes pratiques.

Des facteurs handicapants et une absence d’initiative

Face à la recrudescence des diverses attaques cybercriminelles, on peut noter une certaine « apathie » ainsi qu’une absence de passage à l’acte chez plusieurs dirigeants d’entreprise.

 

Dans ce sens, plusieurs facteurs peuvent justifier cette situation :

  • Une connaissance limitée des cyberattaques : Elles sont souvent considérées comme de simples « bugs techniques ». Par conséquent, les enjeux sont sous-estimés.
  • L’absence de moyens clé-en-main : La majorité des solutions proposées sur le marché ne sont pas toujours compatibles avec les profils des dirigeants et responsables de PME et ETI.
  • Le manque de moyens financiers 

Avantages et bénéfices d’une bonne cyber-hygiène

Afin de restreindre les risques d’attaques cybercriminelles, les entreprises doivent adopter certaines pratiques et mesures strictes. De ce fait, plusieurs avantages et bénéfices seront observés et leur permettront d’être protégées peu importe la gravité et l’intensité de la menace en question.

 

Primo, les bons gestes de cyber-hygiène permettent d’éviter des pertes financières considérables. En effet, quand le système de l’entreprise est défaillant ou indisponible, un détournement de fonds ou un arrêt de l’activité entière peut se produire faisant perdre à l’entreprise directement en chiffre d’affaires. De plus, d’autres pertes peuvent s’ajouter dans le cadre de dépenses exceptionnelles : frais juridiques, frais de diagnostic technique et de réparation, amendes, augmentation des primes d’assurance…

 

Secundo, la notoriété et l’image de marque de la société seront préservées. Dans ce sens, la perte de chiffre d’affaires et la réputation d’une entreprise « vulnérable » peut engendrer une perte de confiance des clients et des prospects.

 

Enfin, la situation de stress provoquée par ces attaques peut devenir nocive et toxique pour le moral du dirigeant et l’ensemble des équipes : burn-out, démotivation, traumatisme, dépression lors de la période du chômage technique…

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Safaa - Equipe rédaction

Article rédigé par Safaa - Equipe rédaction

"Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent."Antoine de Saint-Exupéry